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Bouteille - 90 (je relance)

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Vendredi 16 février 2007
Depuis quelques temps, j'ai un rituel. Non, je ne parle pas du fait que je tricote en matant Alerte à Malibu (c'te honte), je parle de ma nouvelle habitude d'aller sur le site Blog à part pour voir quand va passer notre interview. Ah, ce sera pas demain. Ah, ce sera pas demain. Ah, ce sera pas demain. Ah, ce sera pas lundi. Euh?

Alors en tant que journaliste, ze vous explique un peu le pourquoi du comment d'une telle situation. Nous avons à notre disposition diverses hypothèses :
- ils attendent que Modo soit officiellement un film et ils feront genre "nous, on les avait interviewé avant tout le monde".
- on est une actu froide, on passe après la St Valentin, les présidentielles, l'arrivée du printemps et les 3 kg à perdre pour être belle et svelte parce qu'on l'a bien vu que t'as forci par dessus cet hiver.
- la nana qui m'a interviewée pensait réellement que j'étais une serial killeuse (c'est vrai que j'ai l'air méga méchante et dangereuse, hihihi). Et quand elle s'est rendue compte que Modo n'existait pas et que moi, j'étais attachée de presse et pas tueuse, j'étais de suite moins intéressante. Mais ça, je crois pas, je suis tellement fascinante comme nana.
- mon dossier de presse a été refilé à une stagiaire qui était très ravie de faire mon interview. Sauf que le taff des stagiaires, on s'en sert pas toujours, même si c'est bien fait. En gros, ils lui ont donné un nonos (moi) pour se faire les dents. Et moi, l'idée d'être un nonos, je trouve pas ça top.

Je ne vois pas d'autres explications. Allez, si vous diffusez notre interview,promis, je montre mes seins à la radio!
par L'attachée de presse publié dans : La comm autour du film
Mercredi 14 février 2007
Mitchoum Productions, ce n'est pas que Modo, c'est aussi de nombreux courts métrages dont A vous de voir. Ce mois-ci, A vous de voir est en compétition pour le Mouviz Festival 2007.

Si vous aimez, n'hésitez pas à voter pour lui! Moi, je l'ai déjà fait, huhuhu. Comment faire? Mais rien de plus simple. Vous allez sur le site http://www.mouviz.com/, vous cliquez sour "A vous de voir" (mais vous pouvez aussi regarder les autres films, hein) et vous pouvez:
-(re)voir le film
- voter pour lui en disant si vous l'avez adoré, aimé ou pas.

Allez-y, ça vous entraînera pour les présidentielles!
par L'attachée de presse publié dans : A propos du film
Mardi 13 février 2007
Pour les trois du fond qui suivraient pas (hum!), pour le moment, notre Modo, c'est Aurèle, j'en ai parlé, déjà.

Et bien pour les fans d'Aurèle, voici une vidéo intéressante sur la relation entre l'acteur (ici, l'actrice) et le réalisateur. Bon, ils parlent pas de Modo mais je trouve l'interview très intéressante et Aurèle très fraîche.

Enjoy!
par L'attachée de presse publié dans : A propos du film
Lundi 12 février 2007
Des blogs de type journal intime ne sont pas rares sur la toile, bien au contraire. Mais un salon pour deux sort incontestablement du lot, grâce à l’humour décalé de son auteur. L’interviewer est donc un sacré défi et ses réponses sont à la hauteur de son personnage ! Si vous aimez les histoires de colocation, ne ratez surtout pas ce blog.

 

Bonjour, qui êtes-vous ?

Pour des raisons que mon anonymat préférerait garder dans un endroit tenu secret que pas même Jack Bauer en 24 heures ne pourrait me soutirer, je crains de ne pouvoir divulguer d’autre carte d’identité que celle du joker et du pseudo machin, à ceci près que non, je ne suis pas un éléphant ni un bilboquet, mais un être humain de 26 ans, amas de bric, de brac, en vrac, en vrille, sans fric sans frasques, et qui fait des phrases beaucoup trop longues pour être honnêtes, à défaut d’être lues..

Plus sérieusement, donner mon vrai nom, c’est prendre le risque que mes colocs tombent dessus, et donc sur moi, en me foutant dehors à coups de pieds, à coups de tongs, à coups de boules.

Et comme aujourd’hui, trouver un pont sans courant d’air sous lequel dormir sans être importuné par tous ces cons en roller, c’est difficile, ah tout fout le camp, eh donc, euh, oui, je dirai donc, je suis machin, je suis chômeur, mais que ça va. Et sinon oui, le jour est bon, alors d’accord, souhaitons-nous le.

 

Pourquoi avoir crée ce blog ?

J’avais du temps à tuer. J’ai longtemps hésité entre faire un blog ou tabasser des bébés phoques à mains nues. Mais l’idée d’aller les traquer sur la banquise et choper le rhume des ongles me faisait froid dans le dos rien que d’y penser. Le blog présentant l’avantage de se faire à domicile, j’ai donc préféré rester au chaud, en créant sur le net une intimité que je n’avais pas chez moi (Un salon pour 2, je le rappelle) avec aussi le désir de consigner par écrit les souvenirs de cette colocation pas tout à fait comme les autres.

 

Etes-vous surpris par le nombre de lecteurs que vous avez ? Quel rapport avec-vous avez eux ?

Je suis surtout surpris par le nombre de lecteurs que je n’ai pas, bien plus important que ceux que j’ai, mais que pour rien au monde je n’échangerais contre les autres que je n’ai pas. Les rapports que j’entretiens avec mes lecteurs, eh bien que pourrais-je dire ? Ils se déroulent de la façon la plus cordiale qui soit, toujours un bon mot, toujours un bon jour, quelques parties fines par ci, quelques parties de pêche par là, et pour chaque fin de mois, à la piscine municipale, on organise une partie de partouze géante dans la pataugeoire remplie de petrol hann. Bon, rassurez-vous, ces rapports sont autant confidentiels que protégés. J’envisage aussi, à l’instar de Raël qui se fait financer sa propre écurie de Formule 1 par ses adeptes, de me faire sponsoriser par mes lecteurs pour monter ma propre équipe de solex.

 

Avez-vous l’impression d’être une « star » du net ? Pourquoi ?

Quand je vois ma bannière et les efforts que j’ai dû consentir pour en accoucher, je me dis surtout que je suis une « tare » du net. Mais si l’on part du principe qu’une star se caractérise par sa brillance et son éclat, quand je vois mes cheveux gras je me dis que j’ai mes chances. Enfin, tout ça c’est bien, mais je m’estimerai « star » du net le jour où enfin on me laissera rentrer en boîte et dans les sites pornos sans qu’on me demande non seulement qui je suis, et si j’ai bien 18 ans. En attendant, ben non, hélas, je ne suis absolument pas une « star » du net. La preuve, l’autre jour sur le chat, j’en ai croisée une vraie, Juliette Coquine je crois qu’elle s’appelait, et figurez-vous qu’elle a refusé ma proposition d’amour sauvage en chaussettes sur la toile, sous prétexte que j’étais pas assez connu. C’est ce jour là je crois que j’ai compris que mon étoile sur la barre google avec mes empreintes de doigt sur la page yahoo, c’était pas pour tout de suite.

 

Avez-vous eu des soucis avec certains lecteurs ? (insultes ou harcèlement)

Des soucis, oui, on en a toujours. Ne serait-ce que la fois où je me suis fait traité, arf, j’ai peine à le dire, c’est encore douloureux, mais bon, la fois où je me suis fait traité de… « gredin », j’avoue, ça m’a fait très mal. Bon, c’est dur sur le moment, hein, mais après une bonne douche au pouss mouss, on garde la tête froide et on oublie. Mais bon, au final, je me fais plus de soucis pour mes lecteurs (faut-il être dérangé pour venir sur mon blog !), qu’ils ne m’en procurent. Quant au type qui m’a harcelé pendant deux jours au sujet d’un devis pour la refonte de son salon, il a cessé du moment qu’il a compris que mon site était un blog, et pas un concurrent discount de leroy merlin. Il s’est excusé, et m’a même envoyé un porte clefs Saint Macloud. Voyez, aucun problème !

 

As-tu déjà été suffisamment agacé par un lecteur pour avoir envie de lui donner une leçon ?

Il y a bien ce petit paltoquet qui m’a défié un jour au jeu de l’oie (le pleutre !). J’avoue que dans mon agacement, je n’ai pu résister à l’envie de lui donner une bonne leçon de grammaire allemande. C’est un peu dur, je sais, mais il ne l’avait pas volé.

 

Vous avez eu quelques soucis avec vos colocataires quand ils ont découvert votre blog. Pourtant, vous avez repris l’écriture, pourquoi ?

Alors, oui. Bon, c’est un peu compliqué. Disons que j’ai la paranoïa d’un androïde bourré aux stéroïdes. Là où certains voient des champignons, je vois des bombes nucléaires. En fait, j’ai arrêté une première fois, car en allant dans mon historique internet, je suis tombé sur l’adresse de mon blog, que jamais au grand jamais je n’avais, dans mon souci de discrétion, tapé directement dans mon navigateur. Parce que, euh oui, pour resituer, j’habite donc en colocation, où l’on partage non seulement la télé, les toilettes mais aussi MON ordinateur. Le risque que l’un de mes colocs tombe sur ce blog et me décapite étant assez élevé, j’avais toujours pris soin de planquer son lien tout au fond des recoins des parts d’ombre de mes favoris. Mais quand bien même, un jour, donc, je suis tombé dessus dans mon historique, avec l’intime conviction que c’était l’un de mes colocs qui l’avait mis là et que j’étais fait comme un rat. Après une petite période de pause, et voyant qu’aucun de mes colocataires ne m’avait signifié son intention de me poursuivre en justice, j’ai recommencé. La paranoïa m’a bien repris plusieurs fois, j’ai recessé puis re-recommencé, mais dans le doute et le non dit que ma lâcheté ne me permet pas d’éluder. Je fais donc avec, et m’auto-censure en évitant de trop éreinter celle de mes colocs qui pourrait savoir que je sais qu’elle le sait. On sait jamais (Stéphanie, tu es formidable).

 

D’après vous, qu’est-ce qui fait le succès de votre blog ?

Je serais tenté de dire : sa bannière, mais ce serait bafouer le bon goût et déshonorer tous ceux qui ont eu la bonté de continuer à le fréquenter après sa mise en place. Euh, donc, qu’est-ce qui fait le succès de mon blog ? Eh bien, je serais tenté de dire que le personnage de mon colocataire, spécimen unique de mâle burné mal luné en tongs, n’y est pas étranger, au même titre que le thème de la colocation.

 

Etes-vous « blog addict » ? Seriez-vous capable d’arrêter votre blog du jour au lendemain ?

J’ai bien tenté d’arrêter plusieurs fois mais chacune d’entre elles m’a vu faillir. J’ai pourtant tout essayé : les patchs, les sucettes, les boules anti stress, l’hypnose, le poney, TOUT ! Mais rien à faire, à chaque fois que j’arrête, je prends trois kilos, suis de mauvaise humeur, et mes doigts tremblent. Donc oh que oui, je suis blog addict. A mon grand regret parfois, puisque mon blog est une belle épine dans le pied de ma recherche d’emploi, mais c’est plus fort que moi. C’est comme un tamagotchi. J’ai peur qu’il meure, je le nourris de mise à jours, je le peigne de bannières, et le montre à ces messieurs, ces mesdames qui, quand ils sont gentils, me renvoient des commentaires.

 

La France est le pays qui blogue le plus en Europe. Ca vous surprend ?

Je pense que ça a un rapport avec Roger Hanin et les cuisses de grenouille, certainement. Mais plus sérieusement, ça me surprend pas plus que ça. La France est aussi le premier pays producteur de rap en Europe. Quel rapport ? Euh. Pour tirer les cheveux du coq et de l’âne, je pense que les blogs sont à la littérature ce que le rap est à la musique : un moyen d’expression ou de narration des plus accessibles et bon marché. Or, il y a en France, depuis toujours, une vraie tradition des lettres et donc de l’expression, qu’elle soit orale ou écrite. Finalement, les blogs ne seraient rien de plus que la transposition virtuelle de l’expression « grande gueule ». Et la France est donc le pays qui l’ouvre le plus en Europe ? C’est pas nouveau…

 

Les blogs sont aujourd’hui un média permettant de créer un effet « buzz ». Vous en êtes-vous servis pour promouvoir un projet personnel ? Quelles ont été les retombées ?

L’ennui du « buzz », même éclair, c’est qu’il retombe plus vite, bien souvent, qu’il ne fait de retombées (à part bien sûr ce type qui m’a demandé un devis pour son salon que mon manque d’argent aujourd’hui m’incite à penser que j’aurais dû accepter et peut être me recycler). Donc non, je ne me suis jamais servi de mon blog pour promouvoir un projet personnel autre que celui de ranger ma chambre, me laver ou me lever. Mais les retombées du lit ont été désastreuses. J’ai donc arrêté les projets. Je préfère aujourd’hui les regrets : ils vieillissent mieux.


Le blog Un salon pour deux

par L'attachée de presse publié dans : Les interviews
Dimanche 11 février 2007
En ce moment, le gros de mon travail pour Modo, outre avoir des idées débiles qui semblent vous inspirer (je crois que je vais faire un petit best of de vos suggestions cocktails), je suis à fond les ballons sur mes interviews. J'en suis donc à la saison 2 et ça se passe plutôt bien. Ce que je préfère dans les interviews, ce sont celles qui se font de visu ou au téléphone car du coup, je tisse des relations particulières avec l'interviewé.

Pour ceux qui ne me connaissent pas personnellement et n'ont pas "subi" mes questions, je suis quelqu'un d'expansif et volubile. Ce que j'aime dans les interviews, ce n'est pas tant de poser des questions et récolter des réponses mais aussi le côté rencontre humaine. Ce n'est pas tant une journaliste qui rencontre un(e) blogueur (blogueuse) mais deux personnes qui se rencontrent. Et en général, si le contact préliminaire est bon, l'interview le sera.

Hier, j'ai donc rejoint une blogueuse, Géraldine, pour l'interviewer, on s'installe à une terrasse à Bastille. Il fait soleil, c'est agréable, nous sommes toutes les deux de bonne humeur et, forcément, l'interview se déroule parfaitement, vous en lirez le résultat dans un mois! Mais c'est le genre de rencontre qui me met de bonne humeur. Car franchement, des interviewés qui n'ont rien à me dire et qui sont limite excédés par le principe même d'interview, j'en ai eu. Pas des blogueurs, pas pour Modo, hein. Mais voilà, quand vous interviewez quelqu'un qui vous répondent des "oui", "non", "heu...", c'est un cauchemar. Là, pour l'heure, mes interviews Modo ont toujours été riches et je me suis même fait un super pote grâce à ça.

Vraiment, les interviews, c'est le côté le plus sympa du boulot!
par L'attachée de presse publié dans : La comm autour du film
 

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