Episode 2 de ce qui ne sera pas une trilogie

Publié le par L'attachée de presse

(CQFD suite et fin du salon du cinéma).

Aujourd'hui, comme convenu, je suis retournée au salon du cinéma. Et si j'avais su, je me serais abstenue. Déjà, vendredi, je n'avais pas été emballée mais là, c'était du pur délire. 14h et quelques, je reçois un coup de fil d'un ami : "t'es déjà au salon?". Non, je n'y suis pas encore. "Et bien bon courage pour rentrer, tu verrais la queue!". Et oui mais moi, j'ai déjà mon ticket, héhéhéhé!

J'arrive donc au dit salon vers 17h et là, panique : y a une queue monstre. Je dépasse tout le monde et constate que l'entrée est bloquée. C'est quoi ce délire? Un journaliste badgé eructe: "non mais c'est vraiment du n'importe quoi! On veut faire un grand salon mais on se donne pas les moyens, on doit laisser les gens dehors car y a pas assez de place dedans!". Bon, vu son humeur, je suis pas allée lui parler de Modo... Mais il a raison le monsieur. Le projet était ambitieux, le lieu trop petit. Et je me pose quand même la question de la communication au niveau de cet événement. La plupart des stands étaient occupés par des écoles de cinéma, des "amateurs" qui exposaient leur collection de vieilles caméras, les nanas du stand Bollywood qui vous vendaient des bindies et colliers de jasmibn qui sentaient un peu trop fort à mon goût... Bref, pas de studio, d'agences artistiques et à peine quelques médias. Bref, rien de bien follichon.

Pleine d'espoir, je retourne donc aujourd'hui à ce fameux salon. Bon, je passe odieusement devant tout le monde quand ils ouvrent les portes et personne ne râle mais j'ai mon billet donc je ne monopolise pas une caisse. La conférence avec Chabat a déjà commencé, inutile d'espérer voir quoi que ce soit. Je tourne et vire, j'évite les stands Martini pris d'assaut (le cinéma serait-il un milieu d'alcoolique?), je passe vite devant le stand des animaux qui sent le fauve (faut dire que ça fait trois jours que des aigles sont accrochés à une poutre et défèquent en continu, imaginez le truc). Je retourne voir un bout du tournage d'un court métrage de Niels Tavernier qui s'appelera "rêver c'est possible", un truc du genre, ça se passe dans une gare et y a des immenses panneaux SNCF, partout. D'ailleurs, la SNCF avait un stand particulièrement imposant. Je joue des coudes pour approcher le plus possible du cordon de sécurité. L'avantage quans on mesure 1m57, c'est qu'on se faufile à peu près partout. L'inconvénient, c'est que vous avez 85% de chance d'avoir quelqu'un de plus grand que vous devant. Alors même si c'est un beau brun, ça vous agace. Bon, j'arrive à me glisser à côté le dit brun pour mieux voir, nous fumes même très intimes quelques instants. J'arrive à placer mon regard entre les deux bras du mec devant qui filmait la scène en surélevant son camescope. Hop, ça tourne, on voit un couple de danseurs entamer un tango endiablé. Non, ça va pas, il faut recommencer. Là, deux bonnes femmes arrivent, elles essaient de passer et là, pas de chance, une d'entre elles connaît une nana qui est sur le plateau, une dénommée Chantal et les deux bonnes femmes passent de l'autre côté du cordon. Ce qui n'aurait pas été dramatique en soit si Chantal et ses copines n'avaient pas entamé la discute en restant debout et en gênant pas mal de gens. Et j'ai trouvé ça très impoli vis à vis des acteurs, techniciens et autres qui travaillaient.

Bon, je tourne et vire, les gens ont l'air épuisés, excédés. Je m'achète une cannette (que j'ai dû réclamer car le mec a pris ma tune, m'a rendu la monnaie en essayant de m'entuber d'un euro et sans même me donner ma boisson), je vais me poser au salon de projection qui est l'endroit le plus tranquille du salon.

Bref, je suis assez déçue. On ne pouvait discuter avec personne de la profession, je me suis faite jeter par un journaliste de comme au cinema.com qui avait un T-shirt à ce nom, une caméra mais m'expliquait que "non, il était pas journaliste", sans même écouter ce que je pouvais avoir à dire.

Bon, j'ai fini par partir et pour essayer de rentabiliser un peu le week-end, j'ai collé quelques stickers Modo dans les couloirs du Metro, sur des panneaux publicitaires. Il m'en reste encore pas mal, Modo va envahir le métro, na. En plus, je suis sûre que ça peut marcher.

Publié dans La comm autour du film

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frederic 14/01/2007 23:44

Eh oui , NINA, tu as bien vu comme moi que ce salon n'était pas tip-top...En plus tu yest retournée le dimanche, jour le plus pire ( alors que le vendredi certaines personnes travaillent) et en plus tu arrives trés tard donc 2 fois plus pire.
Comme quoi , que l'on soit journaliste ou simple visiteur ou attachée de presse, on peut avoir les méme avis sur certains points!!!