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Compte à rebours

Bouteille - 90 (je relance)

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Pensées

Dimanche 19 novembre 2006
Quand j’ai vu la vidéo de Modo, j’avoue que le sujet m’a parlé. Outre le fait que je sois moi-même blogueuse, je connais toutes les agressions dont on peut être « victime » sur le net, surtout si on est une femme. En lisant le scénario (oui, je suis une privilégiée), j’ai ressenti la même chose que Modo : marre d’être toujours traitée comme de la merde. Bon, rassurez-vous, je suis pas en train de dire que je vais tuer les internautes qui me manquent de respect mais je sais que toutes ces incivilités exaspèrent.
 

Le net, c’est une sorte de méga fête où on peut tous potentiellement se parler mais on reste protégés, derrière nos écrans. Si l’envie m’en prend d’aller insulter quelqu’un, je me prendrai pas de coups puisque je suis tranquillement chez moi. C’est hallucinant de voir comme des personnes qui ne disent jamais un mot plus haut que l’autre dans leur vie courante de peur de fâcher les gens se lâchent sur le net, protégés par leur anonymat. Parfois, je me demande même s’ils ont conscience qu’il y a une personne derrière un pseudo et que celle-ci peut être blessée par leurs propos. Perso, ça ne m’amuse pas de me faire traiter de pute ou de salope ou de je ne sais quoi.

 

En tant que fille, j’ai l’impression qu’on s’en prend deux fois plus. Outre les remarques sexistes, il semble que certains hommes aient du mal à nous accepter sur la toile qui semble à dominante masculine. Pourtant, nous aussi, nous avons notre place et des choses à dire. Nous aussi, nous maîtrisons l’informatique, le langage html, certaines savent même faire des fichiers CSS (et je les admire pour ça, j’ai toujours pas compris, moi !). Il existe même des informaticiennes et elles peuvent être très jolies. J’ai lu récemment un article qui expliquait que les femmes étaient l’avenir du jeu vidéo. Plus en tant que bimbos virtuelles à gros seins, non, en tant que joueuses.

 

Mais il semble encore que nous soyons des cibles faciles pour internautes frustrés. Naturellement, ils sont une minorité et Dieu merci ! Mais se prendre un « Ben qu’est-ce que t’as, ma poulette, t’as des règles ? » parce qu’on fait remarquer que le langage SMS, c’est très désagréable à lire ou parce qu’on ose émettre son avis, c’est lourd. Moi, le langage SMS, je le supporte pas tous les jours du mois, pas seulement les jours où j’ai mes règles ! Et je n’apprécie pas que des mecs qui ne me connaissent pas m’appelle « cocotte », « poulette » ou autre noms montrant que mon interlocuteur me manque cruellement de respect. D’autant que ces mêmes personnes ne se permettent pas ce genre d’interpellation avec leurs camarades mâles.

 

Des fois, j’aimerais me retrouver face à ces malotrus, juste pour voir comment ils se comporteraient, s’ils oseraient se montrer aussi irrespectueux et vindicatifs. Je suis sûre que la plupart s’aplatiraient comme une crèpe ! Décidément, l’anonymat sur le web, ça donne une certaine forme de courage à certains. Et c’est regrettable.

Par L'attachée de presse
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Mardi 21 novembre 2006
Bon, ça fait maintenant une petite semaine que je squatte ce bout de toile et que je vous parle de Modo et de ce qu’il y a autour. Mais je me rends compte que certains d’entre vous arrivent ici et ne connaissent pas Mitchoum Productions, qui monte ce projet. Mais qu’est-ce ? Et bien, figurez-vous que cet article va répondre à la question. Bon, je le confesse, je reprends ici ce que j’ai fait pour le dossier de presse, vous avez le droit de me flageller, mais pas trop fort parce que ça fait mal.


Derrière ce nom se cache Gildas Le Goff, vidéaste amateur qui a, à son actif, plusieurs courts-métrages. Le premier 24 décembre chrono, a été tourné en décembre 2004, pour l’émission « Les films faits à la maison », et a été réalisé par Jean-Philippe Sienne. L’aventure aurait pu s’arrêter là mais en juin 2005, il se lance dans un nouveau court Bonus, toujours réalisé par Jean-Philippe Sienne et actuellement diffusé sur la chaîne TNA. Il s’agit là d’un galon d’essai tourné à domicile, réunissant 18 acteurs. Gildas Le Goff écrit le scénario et assure la production du court qui dure 25 mn.


Suite à cette première expérience, il achète le matériel nécessaire et, comme il ne sait pas filmer, il intègre le caméscope en tant que personnage dans son film suivant. Ainsi, en juillet 2005, il tourne la suite de Bonus, Bonus 2-1 et en août Petit film entre amis, justifiant là l’utilisation d’une caméra DV. Il s’agit d’un réel défi : 15 minutes de pure improvisation.


Ensuite, il développe une nouvelle idée : 15-6-3, que l’on peut assimiler au concept d’un gars, une fille. Prenant un événement anodin de la vie de couple, à savoir la fille voulant s’asseoir sur les genoux de son compagnon, il filme la scène à différents stades de la vie commune (15 jours, 6 mois, 3 ans) et met en lumière les réactions de l’homme, de moins en moins prompt à accueillir sa compagne sur ses genoux.


En décembre, il produit Audition privée, réalisé par Gilles Guerraz l’histoire d’un homme qui kidnappe une actrice afin de refaire un casting auquel il a échoué. Cet essai est, selon Gildas Le Goff, un échec car il n’y a eu aucune répétition mais cet échec lui permet d’apprendre et de corriger cet erreur sur ses réalisations suivantes.


Après avoir acquis du nouveau matériel, il réalise A vous de voir. Pour ce nouveau film, Gilles Guerraz abandonne la réalisation et Gildas Le Goff reprend ce rôle, désireux de tourner le court au plus vite. Ce film reçoit de très bonnes critiques dans les forums consacrés aux courts et gagne même un prix, le Golden W lors d’un festival de film belge.


Il se lance ensuite dans la réalisation de Don juan’s end, très différent du dernier opus ; pas de scénario, pas de dialogue et tourné en extérieur. Il enchaîne ensuite sur Deux robes blanches, l’histoire de deux femmes homosexuelles qui se marient, dans une France où me mariage homosexuel serait autorisé. Le film démontre que, même légalisé, ce type de mariage est encore difficilement accepté par la société. Il réalise ensuite Une balle, cinq bouteilles, variation sur la roulette russe dans lequel il privilégie la recherche esthétique.


Malgré cette production effrénée, il se lasse de cette aventure qu’il mène seul ou presque. En juillet 2006, il a l’idée de Modo qui ne peut faire l’objet que d’un long métrage, irréalisable avec un camescope DV. En septembre, désireux de donner vie à ce projet, il décide de tourner un synopsis en vidéo qu’il tourne assez rapidement. Et l’idée est reçue avec enthousiasme sur la toile, de plus en plus de gens s’intéressent au projet. Ainsi, en novembre 2006, plus de 100 personnes ont manifesté leur soutien à Modo.


Mitchoum Productions, c’est également Nicolas Cliet-Marrel qui a réalisé toutes les affiches des films, Aurèle qui a interprété tous les premiers rôles féminins et Gilles Guerraz qui a réalisé les premiers films et participé au tournage de la bande annonce de Modo en tant qu’acteur.


Vous pouvez visionner certains de ces courts-métrages sur le site de Mitchoum Productions : http://www.mitchoum-productions.com


Suite à cette petite présentation, je me permets de vous donner mon avis. J’ai personnellement visionné 5 courts et demi. Le demi, c’est Bonus, que j’ai tenté de visionner sur TNA (vous pouvez voir la programmation sur le site, essayez de tomber sur Bonus !) un jour où ma freebox faisait de la résistance. Donc, j’ai raté tout le début et franchement, c’est bien dommage car je suis sûre que j’aurais plus apprécié la fin (même si j’avoue que y a des trucs qui m’ont bien fait marrer). Pour les 5 autres (A vous de voir, Don Juan’s End, Deux robes blanches, 1 balle, 5 bouteilles et the run), j’ai eu droit à un DVD où ils étaient tous regroupés mais vous, vous pouvez le voir sur le site de Mitchoum (oui, pour le coup, je suis pas super privilégiée). Lequel j’ai préféré ? J’avoue avoir craqué sur A vous de voir, le duo d’acteur est époustouflant. Sinon, je vous conseille de voir « Une balle, cinq bouteilles », rien que pour le jeu d’Aurèle qui est vraiment bluffant. Enfin, deux robes blanches m’a particulièrement parlé puisque j’ai pas mal d’amis homos et qu’il tape vraiment juste.


Avec Modo, on passe vraiment à autre chose mais ces courts vous permettront de découvrir un peu l’univers de Mitchoum Prod.
Par L'attachée de presse
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Vendredi 24 novembre 2006

Cette nuit, avant de me coucher, j’ai regardé Le Couperet, très fortement conseillé par Gildas. Très fortement conseillé veut dire que depuis 15 jours, je subis un harcèlement sur le sujet « Bon, t’as vu le Couperet ? Bon, t’attends quoi ? Ah, ça y est, il est téléchargé ? (c’est mal le téléchargement, au passage) Bon, tu le regardes ce soir et je te demande demain ce que t’en as pensé ». Donc, sans pression aucune, j’ai regardé. Et bon, j’avoue que j’ai aimé.

 

Quand on préparait le dossier de presse, Gildas m’expliquait qu’il voulait une ambiance entre le silence des agneaux et le Couperet. Et c’est vrai que moi, j’ai vu une certaine similitude entre Bruno (joué par le très bon José Garcia, tellement meilleur dans la sobriété) et Modo. En regardant le Couperet ou en lisant le scénar’ de Modo, je me demande ce qui pousse ces personnes à priori normales de basculer ainsi dans le crime. Non parce que quand je regarde le Couperet et le manque de précaution que prend Bruno dans ses crimes (vas-y que je flingue un mec en pleine rue d’une zone résidentielle), je suis effarée. En tant que personne saine d’esprit ou à peu près, je me sens pas capable de commettre un crime car aucun crime n’est parfait, m’expliquent les films policiers depuis ma tendre enfance. Bon, outre le fait que je me sens pas capable d’attenter à la vie de qui que ce soit, je verrais tellement de choses qui pourraient me faire tomber que je pourrais pas.

 

C’est fascinant ces histoires, quand même. On a à la base soit un chômeur un peu désespéré (comme moi) ou une femme qui ne supporte plus les incivilités sur le web (comme moi aussi, tiens). Des gens que l’on croise potentiellement tous les jours. Alors qu’est-ce qui les pousse à franchir la limite ? Le désespoir, la solitude, la dépression… Mais ce qui est fantastique, c’est qu’ils n’ont plus conscience de leur propre vulnérabilité. Modo prend quand même le risque de publier ses « œuvres » sur le net ! Bon, elle se connecte à partir de connexions wifi mais quand même ! C’est ce qui en fait des personnages fascinants mais aussi inquiétants : ils ne sont pas violents à la base, ils le deviennent. Ils sont comme nous et, tout à coup, ils pètent littéralement un plomb et passent de l’autre côté.

 

Des fois, je me demande si quelque chose pourrait me faire dérailler aussi…Et vous ?

Par L'attachée de presse
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Samedi 25 novembre 2006
Presque 15 jours que ce blog existe et je suis étonnée par la stabilité des statistiques : tous les jours, vous êtes entre 51 et 53 à venir voir ce qu'il se passe ici. On est au tout début de notre "campagne de presse" et je trouve ces chiffres assez encourageants. Au début, sur mon autre blog, j'avais... 10 lecteurs! Donc une cinquantaine, c'es tun bon début. Et puis on a déjà nos commentateurs fidèles ! Fred de Belgique, Frédéric, Together...

Maintenant, on passe la seconde ! Comme vous le savez, j'ai commencé à envoyer les dossiers de presse et, pour le moment, j'ai déjà deux blogueurs qui sont intéressés pour parler de Modo sur leur blog. Niveau signature, on progresse, petit à petit. Le rythme a un peu ralenti mais 147 signatures en trois semaines, c'est quand même pas mal. Je pense que le seuil des 200 est plus qu'envisageable. Surtout que si on les dépasse, Gildas m'a promis une bouteille de champagne. Alors, foi de moi, on les aura ces 200 signatures!

En tout cas, plus on avance et plus je suis confiante. On a déjà de fidèles soutiens, rien ne garantissait ce résultat au départ car le projet est culotté. Mais comme disait Gildas : "on peut avoir la meilleure idée du monde, si on sait pas la vendre, ça sert à rien". Là, mine de rien, le projet avance.

D'ailleurs, si votre photoshop vous démange, n'hésitez pas à nous fabriquer des affiches! Nous avons un lot de 100 photos qu'on peut vous donner pour que vous puissiez vous exprimer sur le sujet.

Et pour les dessineux, n'hésitez pas à prendre votre crayon et nous faire des fan arts! Tout ça sera bien sûr diffusé sur ce blog!
Par L'attachée de presse
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Mercredi 29 novembre 2006

La semaine dernière, j’ai vaguement évoqué une « idée ultime » de Gildas et aujourd’hui, je vous révèle ce que c’est (ça valait le coup d’attendre, hein ?). Non, il ne s’agit pas de me faire passer une nuit torride dans les bras de Matthieu Kassovitz pour qu’il tourne Modo (je l’ai toujours trouvé sex, ce mec), non, c’est une vraie bonne idée. Alors bientôt sur ce blog, vous aurez des interviews de blogueurs ! Sur 18 mails envoyés, j’ai eu 12 réponses positives et un refus pour cause de surbooking. Et j’avoue que ça fait vraiment chaud au cœur. Parce qu’on n’a pas attaqué des petits blogueurs qui ont 3 lecteurs, non, on est allés dans le lourd mais vous verrez qui au fur et à mesure, on va pas bousiller notre suspense non plus.

 

Avant ces interviews, je vais vous donner ma vision de la blogosphère puisque je vais pas pousser le vice à m’auto interviewer, mon égocentrisme a des limites. Pourquoi j’ai crée mon blog ? De un pour la passion de l’écriture et de deux, pour pouvoir donner mon avis sur ce que je veux sans même qu’on me le demande. Parce que moi, j’ai beaucoup d’avis sur tout et j’aime bien le faire partager. Et puis en tant que journaliste, je ne pouvais pas passer à côté de ce qui était à l’époque un phénomène de mode et qui est aujourd’hui un phénomène tout court.

 

Pourrait-on me qualifier de blog addict ? Ah oui, complètement. Le matin, quand j’allume mon ordi, je regarde a) mon blog, b) mes mails (enfin, les deux en même temps sur deux fenêtres différentes). Je passe beaucoup de temps à lire les commentaires et à y répondre. Je sais que le jour où je l’arrêterai, ça me manquera, mais vraiment.

 

J’ai plutôt une bonne relation avec mes lecteurs mais ceux qui me saoulent, je les dégomme sans états d’âme. Je considère que mon blog, c’est mon chez moi et vous laisseriez chez vous des gens qui vous insupportent ? Non ? Ben moi non plus ! Je pars du principe que je suis pas payée pour faire mon blog donc je suis pas à un ou deux lecteurs près…

 

Après la blogosphère, c’est un peu comme une classe au lycée : dans l’ensemble, tout le monde s’entend bien en surface mais c’est un peu de l’hypocrisie. Mais y a quand même une vraie solidarité puisque tous les blogueurs ou presque que j’ai contactés ont répondu présent et ça, ça fait franchement chaud au cœur !


PS : Pour la nouvelle bannière, on remercie Columboy!
Par L'attachée de presse
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