Les attachées de presse, les mal aimées
Pour ceux qui me connaissent pas, une petite explication s'impose avant d'aller plus loin dans cet article. A la base, je suis journaliste. Là, je fais l'attachée de presse à titre exceptionnel pour sieur Gildas. Ceci étant, j'avais déjà jouée l'attachée dans mon dernier job donc j'ai la chance (ou pas) d'être des deux côtés. En gros, je suis une attachée de presse qui a côtoyé des attachées de presse en tant que journaliste.
L'autre jour, Gildas m'envoie ce petit lien : http://unepoulesurlefil.hautetfort.com/archive/2006/10/07/attachee-tu-m-oppresses.html
Je lis et j'avoue que je rigole quand même. Quand j'étais journaliste, j'avais pas forcément une vision très flatteuse des attachées de presse. Vous noterez que j'utilise toujours le féminin et ce n'est pas pour rien.
Comment les journalistes voient les attachées de presse? Comme ça, par exemple:
http://de360a0.hautetfort.com/archive/2006/04/14/352.html#comments
C'est pas super valorisant, n'est-ce pas? Mais c'est vrai. Une attachée de presse, c'est d'abord une belle fille, je n'en ai pas croisées de moches (mais j'en ai pas croisé beaucoup non plus), très courtoise qui ne vous veut que du bien. En conférence de presse, elle vous installe à votre place avec le sourire, elles s'inquiètent de votre bien être, vous proposent un café... Bref, on est bichonnés. Mais on les prend parfois de haut, genre "elle est gentille mais je m'en fous de sa conférence, qu'elle arrête de m'appeler!".
Maintenant, me voici attachée de presse. Et là, mon discours change: "ils me font chier ces journaleux de pas s'occuper de nous!". Je me rends compte que quand j'appelle en tant que Mlle l'attachée de presse, je prends ma petite voix sensuelle et je parle avec de drôle d'accent si bien souligné dans Le Mur des lamentations de David Abicker "Oui bonjour, je suis Mlle l'attachée de presse-han, je vous appelle au sujet de notre blog-han". Mais c'est que c'est contagieux! Bientôt, je m'habillerai plus chez H&M (le pays merveilleux où tout le monde peut rentrer dans du 38 et se dire: "mince, mais c'est trop grand!"), Etam et Promod, j'irai chez Zara ou Prada (les pays merdiques où faut taper direct dans le 42 pour avoir une chance de caser ses fesses dans un pantalon), j'aurai des cheveux longs que j'agiterai dans tous les sens en émettant des rires de gorge... Non, je caricature, bien sûr!
Parce que les journalistes ont beau râler après ces "chieuses", on marche main dans la main, c'est l'alliance de l'information et de la communication. Non parce qu'en tant que journaliste, je n'ai pas toujours des idées géniales pour remplir les colonnes des journaux où je bosse et quand une charmante attachée de presse m'envoie un dossier intéressant et bien fait (limite, l'article est déjà écrit), j'avoue que je suis bien ravie.
Et mon prochain dossier de presse, il sera plein d'articles quasi écrits!
L'autre jour, Gildas m'envoie ce petit lien : http://unepoulesurlefil.hautetfort.com/archive/2006/10/07/attachee-tu-m-oppresses.html
Je lis et j'avoue que je rigole quand même. Quand j'étais journaliste, j'avais pas forcément une vision très flatteuse des attachées de presse. Vous noterez que j'utilise toujours le féminin et ce n'est pas pour rien.
Comment les journalistes voient les attachées de presse? Comme ça, par exemple:
http://de360a0.hautetfort.com/archive/2006/04/14/352.html#comments
C'est pas super valorisant, n'est-ce pas? Mais c'est vrai. Une attachée de presse, c'est d'abord une belle fille, je n'en ai pas croisées de moches (mais j'en ai pas croisé beaucoup non plus), très courtoise qui ne vous veut que du bien. En conférence de presse, elle vous installe à votre place avec le sourire, elles s'inquiètent de votre bien être, vous proposent un café... Bref, on est bichonnés. Mais on les prend parfois de haut, genre "elle est gentille mais je m'en fous de sa conférence, qu'elle arrête de m'appeler!".
Maintenant, me voici attachée de presse. Et là, mon discours change: "ils me font chier ces journaleux de pas s'occuper de nous!". Je me rends compte que quand j'appelle en tant que Mlle l'attachée de presse, je prends ma petite voix sensuelle et je parle avec de drôle d'accent si bien souligné dans Le Mur des lamentations de David Abicker "Oui bonjour, je suis Mlle l'attachée de presse-han, je vous appelle au sujet de notre blog-han". Mais c'est que c'est contagieux! Bientôt, je m'habillerai plus chez H&M (le pays merveilleux où tout le monde peut rentrer dans du 38 et se dire: "mince, mais c'est trop grand!"), Etam et Promod, j'irai chez Zara ou Prada (les pays merdiques où faut taper direct dans le 42 pour avoir une chance de caser ses fesses dans un pantalon), j'aurai des cheveux longs que j'agiterai dans tous les sens en émettant des rires de gorge... Non, je caricature, bien sûr!
Parce que les journalistes ont beau râler après ces "chieuses", on marche main dans la main, c'est l'alliance de l'information et de la communication. Non parce qu'en tant que journaliste, je n'ai pas toujours des idées géniales pour remplir les colonnes des journaux où je bosse et quand une charmante attachée de presse m'envoie un dossier intéressant et bien fait (limite, l'article est déjà écrit), j'avoue que je suis bien ravie.
Et mon prochain dossier de presse, il sera plein d'articles quasi écrits!
Publicité